J'ai confié ma peine au peuple des fontaines
pour qu'un jour tu reviennes te pendre à mon bras.
Dimanche et semaine ne sont qu'une chaîne
de ces jours gris qui n'en finissent pas.
Des rues où je traîne toujours, toujours
toujours me reviennent ces instants trop courts.
Le Rhône, ou la Seine, Rimbaud ou Verlaine
rien ne m'en consolera.
Princеs et souveraines, simplеs comédiennes,
comme des dizaines d'amants maladroits
ont gravé les mêmes stupides rengaines,
les mêmes soupirs aux mêmes endroits.
Des rues où je traîne toujours, toujours
toujours me reviennent ces instants trop courts.
Les seules qui comprennent qui sachent où ça mène
fontaines, dites-moi…
Vous qui en avez tant écouté,
vous qui ne sauriez pas mentir:
est-ce qu'elles savent pardonner, ces belles pour qui l'on respire?
Les avez-vous vues s'approcher
penchées sur vos reflets saphir
Dire qu'on peut tout recommencer: cherchez bien dans vos souvenirs
Cherchez bien
J'ai confié ma peine au peuple des fontaines.
Pour qu'un jour me revienne le bruit de tes pas
je donnerais tout Göttingen
toutes les Suzanne de Cohen.
Pour ce jour béni d’où tu me reviendras
je donnerais tout Göttingen,
toutes les Suzanne de Cohen,
pour ce jour béni où tu me reviendras.
Revoir le dénominateur, redécouvrir les divisions
Voir son passé du subjonctif, jouer aux gommettes, aux avions
Redécouvrir la pâte à sel, et ressortir les scoubidous
Surjouer les yeux vers le ciel, et s'écrier “Y en a partout”
Revoir le dénominateur, jouer les maîtresses en carton
Faire un gâteau toutes les 3 heures, le ménage dans toute la maison
C'est pas les devoirs, c'est l'école, d'ailleurs, c'est la récréation
Papa va réviser tout seul, ses tables de multiplication
REFRAIN :
Restez
chez vous, gardez l'œil sur les enfants
Plus on est fous, plus petit est l'appartement
Rester chez soi, moi j'en rêvais y a six mois
On croise les doigts, on se retrouve au Macumba
Rêver de dénominateur, fantasmer sur Montessori
Et réviser en profondeur, les règles du Monopoly
Tenter d'expliquer à Papy, comment on se sert de la webcam
Et jalouser tous ses amis, qui foutent rien sur Instagram
C'est quoi un dénominateur? Le nombre sous la barre des fractions
Au-dessus c'est le numérateur, et tout ça, ça fait la fraction
Putain Jamy, ce n’est pas sorcier, rester calme, ne pas s'énerver
Surtout ne pas prendre pour soi, la maîtresse elle ne fait pas comme ça
J'arrête le dénominateur, pour le théorème de Thalès
Je vais sûrement écrire au Pape, faire canoniser la maîtresse
Trier tout ce qu'il y a à trier, la cuisine la bibliothèque
Et jamais culpabiliser, mettre les enfants sur les tablettes
Moi qui pensais souffler, pendant le confinement
Je rêve de cet été, que je les refile aux grands-parents
Les enfants confinés, c'est une vraie découverte
C'est un nouveau métier, H24, 7/7
Le chanteur Christophe interprète son tube Aline sur le plateau de Tiercé Mélodies. Sortie une première fois en 1965, la chanson ressort en 45 tours à l'été 1979 et se classe à nouveau en tête des hit parades en France, dépassant le million d'exemplaires vendus.
J'avais dessiné sur le sable son doux visage qui me souriait. Puis il a plu sur cette plage dans cet orage elle a disparu. Et j'ai crié, crié "Aline" pour qu'elle revienne. Et j'ai pleuré, pleuré Oh! J'avais trop de peine. Je me suis assis, auprès de son âme mais la belle dame s'était enfuie Je l'ai cherchée, sans plus y croire et sans un espoir pour me guider. Et j'ai crié, crié "Aline" pour qu'elle revienne Et j'ai pleuré, pleuré Oh! J'avais trop de peine. Je n'ai gardé que ce doux visage comme une épave sur le sable mouillé
Et j'ai crié, crié "Aline" pour qu'elle revienne Et j'ai pleuré, pleuré Oh! J'avais trop de peine.
Moi je construis des marionnettes Avec de la ficelle et du papier Elles sont jolies les mignonnettes Je vais, je vais vous les présenter
L'une d'entre elles est la plus belle Elle sait bien dire papa maman Quand à son frère il peut prédire Pour demain la pluie ou bien le beau temps
Moi je construis des marionnettes Avec de la ficelle et du papier Elles sont jolies les mignonnettes Je vais, je vais vous les présenter Chez nous à chaque instant c'est jour de fête Grâce au petit clown qui nous fait rire Même Alexa cette pauvrette Oublie, oublie qu'elle a toujours pleuré.
Moi je construis des marionnettes Avec de la ficelle et du papier Elles sont jolies les mignonnettes Elles vous diront que je suis leur ami...
Allez,
celle-là on la fait à l'ancienne
Oli, t'es prêt? Bien
Louis
prend son bus, comme tous les matins
Il croise cette même fille, avec son doux parfum
Qu'elle vienne lui parler, il espère tous les jours
Ce qu'il ressent au fond de lui, c'est ce qu'on appelle l'amour
Mais Louis, il est timide et elle, elle est si belle
Il ne veut pas y aller, il est collé au fond d'son siège
Une fois elle lui a souri quand elle est descendue
Et depuis ce jour-là, il ne l'a jamais revue
Ah
il aurait dû y aller, il aurait dû le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois"
Yasmine
a une belle voix, elle sait qu'elle est douée
Dans la tempête de sa vie, la musique est sa bouée
Face à ses mélodies, le monde est à ses pieds
Mais son père lui répétait "trouve-toi un vrai métier"
Parfois elle s'imagine sous la lumière des projecteurs
Sur la scène à recevoir les compliments et les jets de fleurs
Mais Yasmine est rouillée, coincée dans la routine
Ça lui arrive de chanter quand elle travaille à l'usine
Ah
elle aurait dû y aller, elle aurait dû le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois"
Elle aurait dû y aller, elle aurait dû le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois"
Diego
est affalé au fond du canapé
Il engueule son petit frère quand il passe devant la télé (pousse-toi!)
Ses amis sont sortis, il ne les a pas suivis
Comme souvent seul, la lune viendra lui tenir compagnie
Diego est triste, il ne veut rien faire de sa nuit
Il déprime de ne pas trouver la femme de sa vie
Mais mon pauvre Diego, tu t'es tellement trompé
C'était à cette soirée que tu allais la rencontrer
Ah
il aurait dû y aller, il aurait dû le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois"
Pauline
elle est discrète, elle oublie qu'elle est belle
Elle a sur tout le corps des taches de la couleur du ciel
Son mari rentre bientôt, elle veut même pas y penser
Quand il lui prend le bras, c'est pas pour la faire danser
Elle repense à la mairie, cette décision qu'elle a prise
À cet après-midi où elle avait fait sa valise
Elle avait un avenir, un fils à élever
Après la dernière danse, elle s'est pas relevée
Ah
elle aurait dû y aller, elle aurait dû le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois"
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah
c'est dommage"
"Ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah c'est dommage, ah c'est
dommage"
Elle
aurait dû y aller, elle aurait dû le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois"
Elle aurait dû y aller, elle aurait dû le faire, crois-moi On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois"
Elle
aurait dû y aller, elle aurait dû le faire, crois-moi
On a tous dit "ah c'est dommage, ah c'est dommage, c'est p't'être la
dernière fois" Vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets
Vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets
Vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets Vaut mieux vivre avec des remords, c'est ça le secret